Candice Bourada Forrest, Pauline Jussy, Maxence Morio, Victor Sohier, Romain Vassal
Chronologie des recherches sur l'ascendance de Marguerite Angélique Le Boursier du Coudray dite Madame du Coudray
Suite à la sollicitation de la Fédération Française de Généalogie auprès du fondateur de notre serveur Discord, de nombreux membres du Centre de Généalogie ont décidé de relever le défi, en un temps très limité, de travailler sur les généalogies des « 72 femmes de sciences pour la Tour Eiffel ».
Comme souvent en généalogie, certaines recherches ont été bien plus aisées que d'autres, difficiles voire littéralement impossibles à mener. Certaines de ces héroïnes des sciences ont des ancêtres dans des pays où l'accès aux archives, quand elles existent, peut s'avérer impossible. Mais qu'elles aient des origines françaises, polonaises, russes, tunisiennes, sénégalaises, anglaises, égyptiennes ou japonaises, toutes ont mérité notre attention. Certaines de ces enquêtes généalogiques se sont révélées passionnantes, d'autres exotiques et quelques-unes insolubles.
Celle concernant la vie et l'ascendance de Madame du Coudray, sage-femme itinérante du siècle des Lumières, fut une de celles qui ont posé des difficultés mais contre toute attente, elle s'est révélée tout à fait palpitante et loin d'être insoluble.
Nous n'aurions sans doute pas été en mesure de dénouer une partie du mystère entourant Madame du Coudray, sans l'extraordinaire travail de Nina Rattner Gelbart dans son ouvrage The King's Midwife : A History and Mystery of Madame du Coudray. Ses jalons nous ont guidés et amenés à trouver des pièces encore non consultées qui révèlent aujourd'hui un pan totalement inconnu ou, le plus souvent, totalement erroné de la biographie de la célèbre obstétricienne du siècle des Lumières.
Cinq certitudes remises en question
Contrairement à ce qui était pensé auparavant, nous sommes aujourd'hui en mesure d'affirmer que :
- Mme du Coudray n'est pas née à Clermont, ni d'une famille auvergnate,
- elle n'est pas issue d'une famille de médecins,
- elle n'a pas étudié à l'Hôtel-Dieu,
- elle n'a jamais été mariée à un mystérieux M. du Coudray,
- elle n'est pas la tante de Marguerite Guillomance, épouse Coutanceau.
Nous allons vous exposer la chronologie des recherches qui nous ont permis d'établir ces conclusions.
L'acte de décès : un indice pointant vers Paris
Le point de départ a été le seul acte concernant Marguerite « trouvable » rapidement : son acte de décès, à Bordeaux, le 28 Germinal an II (17 avril 1794)2, rédigé le lendemain du décès.